
La bibliothèque de Tours. Aquarelle de Jacqueline Campan
Recueil issu des travaux
de l'atelier d'écriture de Fondettes, année 2009/2010
Ils n'écrivaient pas ou peu jusqu'alors,
même si quelques-uns avaient une pratique plus assidue de
l'art scriptural. Ils avouaient leur envie du bout des lèvres.
Ils ressentaient des élans, une fringale comme étouffée,
une timidité face aux mots. Et puis, un jour, forts de
leur connivence, ils sont passés à l'acte.
Ils ont fait appel à leur mémoire, leur imagination,
mais aussi à l'improvisation. Ils ne sont pas restés
indifférents aux consignes proposées, ils ont eu
envie d'y répondre, de trouver les mots justes, comme pour
un défi. Ils ont jonglé avec les noms, les verbes,
les adjectifs, les sonorités, les rimes, les expressions
Ils ont creusé leurs anecdotes ou leurs intrigues, se laissant
parfois même emporter par elles.
Ils se sont rencontrés deux après-midi par mois
environ, se sont confrontés aux mots des autres, à
leurs styles, à leurs critiques. Ils ont avancé
ensemble, se sont donné des idées, sont repartis
chez eux et ont travaillé leurs textes ou en ont commencé
de nouveaux, ils les ont restructurés, ciselés.
Ils se sont encouragés les uns les autres : " Oui,
polissons
! "
Ils ont rassemblé ici leurs meilleurs écrits. "Ils"
? Ce sont les Plumes de l'Aubrière.
Une statue dans un jardin public monologue
sur sa situation d'objet inanimé, lorsque son soliloque
est interrompu par la survenue d'un élément perturbateur.
Partir à la recherche de ses images personnelles à
propos des quatre éléments, le feu, la terre, l'air
et l'eau.
S'autoriser l'interdit et revêtir, le temps d'un texte,
l'habit d'un assassin.
Mettre en scène le retour d'un aïeul, mort entre les
XIIe et XIXe siècles, et lui expliquer les changements
survenus depuis sa longue absence.
Ce sont quelques-unes des propositions d'écriture
auxquelles ont répondu les auteurs de ce recueil.